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Droits de réponse

Publié par Stéphan Perreau

Note en forme de droit de réponse cordial à Ariane James Sarazin

En d'autres temps nous n'aurions pas trouvé utile de nous expliquer suite au développement du 25 mars 2017 de la note 1 concernant la préséance de la lecture de l'étiquette au dos du tableau, décrite par Madame James Sarazin sur son article cité plus haut. Mais il nous a semblé intéressant de rappeler que nous veillons à apporter à chaque article, et nos lecteurs nous en remercient, le plus grand soin dans le respect des découvertes de chacun, davantage motivés que nous sommes par la diffusion de la connaissance plutôt que par l'anti-datation par quelque biais que ce soit. Madame James-Sarazin, qui semble toute au fait d'un tel système, nous prête à notre sens des intentions qui ne sont pas les nôtres.

Comme on peut le voir plus haut, notre article a été mis en ligne à l'état de brouillon le 23/03/10 / diffusé aux abonnés le 25/03/17 / publié le 25/03/17 / actualisé : 27/03/2017.

Madame James-Sarazin semble surtout s'offusquer qu'ayant mis initialement en anglais le texte de l'étiquette (collée au dos du portrait du Comte d'Avaux comme l'avait fait la vente Gallartis) nous n'ayons pas assez rapidement à son goût donné les références de sa version originale en français que nous nous étions empressés d'emprunter à son très bel article, ce qui a toutefois été fait dans un intervalle de temps nécessaire pour le faire correctement. Devions nous à notre tour légitimement nous offusquer de voir dans le catalogue raisonné de Madame James-Sarazin qu'elle s'imputait la redécouverte de l'attribution du modèle pour le portrait du marquis de Noailles, peint en 1691, et ce grâce à une photographie noir et blanc conservée à la Frick collection de New-York (documentation cela dit très inaccessible au commun des mortels sans une bourse pour le voyage) ? Devions nous offusquer qu'en fait cette version nous semblait tout à fait fantaisiste ? Les insinuations d'un autre âge de Madame James-Sarazin sont particulièrement dommageables quand on voit que dans son site d'actualisation de son catalogue, le nôtre, en ligne depuis le 10 octobre 2016, ne semble trouver aucun écho favorable en manière de citation, ni nos nouveaux articles d'ailleurs.

 

Nous avons, par exemple, toujours veillé à ne pas mettre nos échanges privés avec des galeristes dans la bibliographie des œuvres pour leur donner un air d'anti-datation de la trouvaille sur une publication officielle parue après. C'est tout aussi sensible en matière d'images, comme pour d'Avaux, lorsque certains œuvres pour lesquelles une exclusivité de cliché nous avait été donnée (je pense à Monsieur de Rafélis ou au marquis de Breteuil), se retrouvent à l'identique dans son catalogue raisonné paru en 2016 sans que nous n'ayons été consultés, et ce au cadrage près jusqu'au menus défauts apportés à l'image par « picage anti-copiage », nettement visibles même si le passage de la couleur au noir et blanc semble vouloir le cacher (nous aurions volontiers donnés nos images, encore eût-il fallu les demander). Ces brouilleries font peine à voir pour les lecteurs, d'autant que l'admiration que nous avons pour Madame James Sarazin lui est tout à fait acquise pour le formidable travail qu'elle a accompli pour la réhabilitation de Rigaud ; travail auquel nous aurions tant aimé collaborer à ses côtés dès le début, mais auquel elle n'a jamais souhaité donné de suite.

 

Madame James-Sarazin, qui travaillait en étroite collaboration avec Mr Franck Baulme, devait savoir que lors d'un rendez-vous à la galerie qui en possédait une version de ce militaire, nous avions déclaré avoir identifié le personnage grâce à une seconde toile, légèrement plus grande, conservée en Italie et qui, tout juste restaurée, avait enfin laissé entrevoir une inscription autographe jusqu'ici masquée depuis le tout début du XIXe siècle par un ancien rentoilage. Il eut été bien curieux qu'une photographie en noir et blanc (d'Avant 1848 ?) appartenant à la Frick collection soit venue spontanément anti-dater notre propre découverte. Mais qu'importe, et pour quoi pas au fond ? Nous mettrons bientôt notre cliché ligne qui pourra donc se confronter à la photo de la Frick collection). L'important en Histoire de l'art, selon nous, n'est pas tant de savoir qui a redécouvert telle ou telle chose avant l'autre, comme lors des antiques joutes dix-neuviémistes de certaines société savantes, mais de donner au public un maximum de renseignements sur un peintre et son art par un travail collectif (ou solitaire par nécessité).

 

Ajout de l'auteur du 27 mars 2017

Madame James Sarazin ayant souhaité répondre nous clôturons en apportant d'énièmes précisions sur ses remarques.

1. Si l'auteur semble bien maîtriser les effets des antidatations sur son blog de mise à jour elle semble ignorer que chaque modification dans mes articles implique une nouvelle date de publication. Ceci empêche d'antidater des nouvelles données (historiques ou nom) en faisant croire qu'on les savait dès l'origine de la publication. D'où la modification de la date du présent article allant du 23 au 27 mars à présent.

 

2. Comme elle l'indique si justement, son blog est un site de mise à jour qui devrait donc tenir compte des publications antérieures, même électroniques, surtout lorsque le tableau n'est pas compris dans son ouvrage de 2016. Le portrait du Comte d'Avaux ayant été publié par nos soins dès sa vente sur notre site librement accessible gratuitement hyacinthe-rigaud.com, il eut été de bonne guerre de citer cette ressource publiée depuis le mois d'octobre 2017 et mise à jour quotidiennement depuis. Madame James Sarazin était, je pense, tout à fait capable de préjuger de l'instant T de la mise en ligne de la notice correspondant au comte d'Avaux ou, d'ailleurs, de l'étude du Christ en croix pour lequel elle ne cite, ni notre article publié sur notre blog la veille du sien et, surtout, sa notice correspondant sur note site, publiée en octobre 2017. Quant à Ortaffa, nous avons cité comme il se doit la préséance de l'article de Laurent Fonquernie qui a servi en grande partie à Madame James Sarazin pour le sien.

 

3. Concernant le portrait du marquis de Noailles :

a. Nous sommes gré à Madame James Sarazin de nous avoir cité comme elle l'aurait fait d'autres auteurs qui auraient publié avant nous, mais ses recherches venant en amont de tout, l'effet donné (et recherche ?) est que tous viennent bien après elle ; cette règle de citation des recherches de Gallenkamp en tête des bibliographie n'étant visiblement pas une règle universelle pour toutes les notices de son catalogue mais une règle choisie...

b. Concernant la galerie Franck Baulme, il n'a jamais été question de divulgation de « certaines informations que propriétaires privés, collectionneurs, marchands ou chercheurs » avaient pu lui confier « pour préserver, par exemple, la primauté de découvertes » car le portrait du marquis de Noailles appartenait en propre à la galerie et n'était aucunement identifié. C'est après sa vente à un collectionneur privé de nos amis, que nous lui avions fait part de notre découverte inédite. Le tableau n'était donc pas dans le même cas qu'un autre beau portrait d'abbé (Pérot ?) de la galerie qui, bien que parfaitement connu de nous depuis fort longtemps, était devenu entre temps, nous avait-on fait savoir, une exclusivité promise à Madame James Sarazin.

c. Concernant l'inscription apparue récemment au dos du second exemplaire du portrait du marquis de Noailles, nous persistons à dire qu'il est impossible qu'elle ait été connue de Gallenkamp ni de Lastic et qu'il serait donc par conséquent extrêmement enrichissant de voir à l'appui du contraire, ce fameux cliché ancien dont nous n'avons trouvé aucune trace dans les Séries Box de New York. Mais peut-être a-t-il lui aussi disparu des cartons depuis ?

 

4. Nous ne remettons pas en doute la pertinence de la citation des échanges entre l'historien et « les maisons de vente, les experts et les galeristes », mais il eut été plus juste de les citer dans le corps des notices plutôt qu'en tête des bibliographies.

 

5. En évoquant les emprunts systématiques de certaines images à notre catalogue, nous ne parlions pas du portrait de d'Avaux puisqu'il n'y était pas publié. Par contre, nous avions trouvé fort cavalier que l'illustration du portrait du marquis de Saint Sauveur ou celle du baron de Breteuil aient été repiquée de notre catalogue sans autre forme de procès, et mise en noir et blanc pour Saint Sauveur pour donner peut-être le sentiment que le cliché provenait du fond de Gallenkamp alors qu'il n'en est rien. Le cadrage des deux images et les menues retouches apportées aux clichés par notre éditeur pour les rendre publiables sont clairement identifiables dans l'ouvrage de Madame James Sarazin. L'art étant universel et ne devant pas faire l'objet d'une quelconque rétention, il n'était pas dans notre intention d'exiger un droit à l'image. Mais une demande cordiale eut été de bon ton quant l'auteur exige par ailleurs qu'on lui retourne la politesse concernant ses images, qui plus est lorsqu'il s'agit de tableaux en collection privée.

 

L'ensemble de ces échanges n'a aucun but polémiste car « le sujet Rigaud » doit prévaloir sur tout et ne pas être la chasse gardée de quiconque. Simplement, en réponse aux réflexions peu courtoises de Madame James Sarazin écrites suite à la publication de notre article, nous avions bien compris, et nous ne sommes pas les seuls, que les questions de primauté semblaient depuis longtemps beaucoup agiter l'auteur. Cependant ses insinuations concernant une éventuelle malhonnêteté de notre part ne pouvaient rester sans écho.

 

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